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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 00:56

Je remonte donc à pied, en empruntant le même chemin que plutôt dans mon aventure, l’avenue Wagram. Je reconnais le coiffeur devant lequel Chantal et Sylvie s’étaient arrêtées. Je rentre et demande à la jeune femme qui vient à ma rencontre si elle sait qu’elle boutique occupait ces lieux avant eux. Mais la jeune femme ne sait pas et sa patronne n’est pas là et elle est franchement désolée de ne pouvoir m’aider, s’excuse de mille façons et du coup je n’arrive plus à m’en débarrasser. Je ressorts enfin et continu mon périple. Je reconnais la porte cochère qui abritait les escaliers qui montaient chez Chantal. Mais il y a un digicode à présent pour ouvrir la porte. Je reviendrais plus tard, pour le moment je me rends chez Charlie.

Je sonne à son interphone, bien que je connaisse le code afin de la prévenir que je monte. Arrivée au troisième, la porte de son appartement est ouverte et elle m’attend, en peignoir de soie rouge avec des chaussures à défier la loi de la gravité. Elle est maquillée, manucurée et coiffée d’un chignon très sophistiqué.

-Entre chérie, je t’attendais, mais dans vingt minutes je dois me rendre à une inauguration d’un peintre génial, inconnu mais qui dans quelques jours sera la coqueluche du tout Paris, j’en suis sûuuure !

Bien que je ne sois pas petite, 1m70, elle me dépasse facilement de quinze centimètres (les talons font toute la différence !).

-Alors, que me vaut le plaisir de te voir en plein milieu de l’après midi un mercredi ? Tu ne devrais pas être au cours d’escrime de William ?

Oh zut c’est vrai j’ai oublié le temps et à 16 heures comme tous les mercredis je dois accompagner mon fils de 12 ans à son cours d’escrime. Je regarde ma montre, 15h45 ! Et zut zut et re-zut ! Le cours de William a lieu dans le quartier de la Bastille, autant dire que je n’y serais jamais. J’attrape mon téléphone et appelle mon fils.

-Oui c’est moi. Je suis toujours en rendez-vous, tu prends le métro tout seul, t’es prudent, tu te tiens loin des rames, tu ne parles à personne et j’arrive dans une heure à ton cours.

Il semble ravi que je le laisse prendre le métro tout seul, et moi ça y est je suis folle d’inquiétude, quelle mère indigne, en plus je lui ai menti. Je suis pleine de remords, prête à abandonner Charlie sur place pour voler au secours de mon bébé.

-Je n’en crois pas mes oreilles ! Tu lui as bien dit de prendre le métro tout seul ? Oh là quel grand moment, ça y est tu t’aperçois qu’il n’a plus deux ans mais douze ? Ce que tu as à me dire doit être drôlement important ! Alors vas y je t’écoute, d’autant plus que moi aussi je suis un peu pressée.

Je commence par le début, la recherche de mon inspiration avec mon plateau de fruits de mer à la Brasserie et je lui raconte dans le détail toute l’histoire. Elle m’écoute religieusement mais je vois dans son regard au fur et à mesure que j’avance dans mon histoire qu’elle se demande ce que j’ai bien pu boire, voire fumer !

-Je vois bien que tu ne me crois pas Charlie, mais attends j’ai des preuves, des photos et même un film.

Je sors mon téléphone, vais dans mes images et affiche la première photo, bon pas trop d’intérêt la fresque, je défile et lui montre celle où l’on voit les quatre amis, tout seul dans la rue. Elle regarde la photo, me rend mon téléphone après avoir fait défilé les suivantes, me regarde dubitativement et après un silence qui me paraît durer une éternité elle me lâche sans ménagement :

-Ma chérie il va falloir que tu prennes une cure de repos ! Je m’occupe dès demain de te réserver une semaine à Ouarzazate, tu vas voir au milieu du désert, personne pour te perturber, pas de mari ni d’enfant et un spa à te faire tout oublier. Je m’occupe de prévenir ta belle-mère pour qu’elle s’occupe de ton petit monde pendant ton absence, ne t’inquiète de rien. Je te dépose au club d’escrime, tu récupères William, tu ne parles à personne d’autre de ton aventure, fais moi plaisir, et tu prépares ta valise, je t’envoie par mail les détails de ton voyage.

Elle est comme ça Charlie, elle décide de tout pour vous sans que vous ayez votre mot à dire, et le pire c’est que souvent elle a raison et fait toujours très bien les choses. Mais là, non ce n’est pas possible, elle n’a pas vu les photos, regardé le film ? Quoi ? Elle pense que je suis allée au cinéma et que je la fais marcher ?

-Mais Charlie, t’as bien vu les photos, personne dans les rues à part Chantal, Sylvie, David et Marc ! Toutes les photos que j’ai prises dans l’appartement….

-Tu sais que tu ne peux pas prendre les gens dans la rue en photos comme ça sans leur consentement, et le serveur, il t’a tapé dans l’œil, quinze photos de lui et puis bon les photos des toilettes de la Brasserie La Lorraine, ok elles sont propres mais sans grands intérêt, ma chérie, excuses moi.

Je suis abasourdie ! Visiblement elle ne voit rien de ce que moi je vois ! Elle a peut-être raison, j’ai besoin de repos. Avec le baccalauréat d’Emma, qui nous en fait voir de toutes les couleurs, William qui est en train de rentrer dans sa période d’adolescent rebelle et Philippe qui prépare SON exposition, je suis peut être en train de craquer. Mais dans tous les cas je ne partirais pas à Ouarzazate demain.

Ok, elle ne veut rien savoir, je lui promets de me reposer la fin de la semaine à la maison et je lui dis qu’elle a surement raison, ce qu’elle aime entendre par-dessus tout. Elle file s’habiller, revient vêtue d’une robe fourreau à faire craquer tous les hommes de la soirée, elle est tout simplement sublime. Nous montons dans son cabriolet dont le toit est fermé, eût égard à son chignon. Elle me dépose au cours d’escrime de William, m’embrasse et me fait promettre de rester à la maison, de jardiner et de tout oublier.

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 02:19

III

Oh là, d’où vient tout se brouhaha ? Mais où suis-je ? Il y a un lavabo, des toilettes. Une porte fermée, je tends la main, doucement m’attendant à rencontrer une résistance, mais non la poignée tourne et la porte s’ouvre. Il y a un escalier que je monte et je me retrouve au beau milieu de la Brasserie. Le serveur qui passe par là me sourit. Je lui rends son sourire mais je dois avoir l’air un peu ahurie, je pense. Je tente de rassembler mes idées et me dirige vers la table qui était la mienne. Mon sac à main est posé au pied de la table et dans mon assiette un Paris-brest. Je tiens mon téléphone à la main, j’ai dû descendre aux toilettes avec ; Je l’allume et cherche dans mes images les dernières photos prises. Oui, elles y sont, je n’ai pas rêvé ! Je fais défiler les photos, elles y sont toutes, le film aussi. Je le lance et là surprise c’est la rue de 1972 que je vois et non celle de 2012. Mais encore une fois n’apparaissent que Chantal, Sylvie, Marc et David. Je reviens sur les photos du début de mon aventure et effectivement le serveur suspendu n’est pas sur la photo, il n’y a que la fresque sur le mur de derrière qui apparaît. L’enregistrement est identique à ce que moi j’entendais. Je n’aurais donc pas d’indice supplémentaire pour comprendre ce qui vient de m’arriver. Je me tourne machinalement vers la table où se trouvait les quatre amis, mais bien entendu ils n’y sont pas, la table n’est même pas disposée de la même façon. Si je ne mange pas mon dessert le serveur va me sermonner tel que je le connais, alors je commande un expresso et termine mon repas, les idées se bousculant dans ma tête. Charlie ! Il faut que j’appelle Charlie !

-Salut, c’est moi. T’es où ? Faut-que je te parle de toute urgence, il vient de m’arriver un truc de fou et tu dois m’aider à éclaircir cela ! Oui oui, je vais bien juste un peu excitée voire perturbée enfin non je ne vais pas bien, Charlie je t’en prie accordes moi un quart d’heure pour que je te raconte ce que je viens de vivre. Ok on se voit dans une demi-heure chez toi.

Si j’analyse posément les évènements qui viennent de se produire, j’en déduits d’une part qu’il semblerait que j’ai continué d’évoluer dans ce monde puisque j’en suis partie alors que j’avais terminé mon crabe et que j’y suis revenue avec un Paris-brest dans mon assiette mais je n’en ai aucun souvenir. Et autant le temps a été relativement long dans mon voyage, je dirais cinq à six heures se sont écoulées, alors qu’ici je dirais environ trente minutes. Trente minutes pendant lesquelles visiblement je n’ai pas perdu connaissance puisque le serveur ne semblait pas troublé plus que cela par moi et que je me suis « réveillée » dans les toilettes du restaurant. D’autre part, il va falloir que j’éclaircisse le fait que je ne voyais et n’entendais que mes quatre protagonistes. Certains détails me chiffonnent aussi, par exemple je ne voyais pas les ambulances, mais j’ai vu la fourgonnette de police. L’appartement de Chantal m’est apparu, je pense tel qu’il était dans ces années et non tel qu’il est actuellement, enfin j’en suis pratiquement sûre vu les détails. Pourquoi certaines choses m’apparaissent et d’autres pas, certaines personnes et d’autres pas ? Certainement que ce sont des indices qui me sont laissés.

Je demande la note et en ouvrant mon portefeuille je m’aperçois que les euros que j’avais laissés sur la table n’ont en fait pas quitté mon porte monnaie. Je règle en carte bleue et quitte le restaurant pour me rendre chez Charlie.

Charlie est ma meilleure amie. Elle a comme moi quarante ans cette année, est originaire de Provence qu’elle a quitté il y a plus de vingt-cinq ans mais dont elle a gardé, je pense volontairement, l’accent. Elle est joyeuse la plupart du temps, entière dans son caractère, fidèle en amitié. Beaucoup moins en amour, papillonnant depuis toujours entre des relations masculines et féminines selon ses humeurs. Elle est belle, bien dans ses talons hauts qu’elle ne quitte jamais, même dans sa salle de bain ! Il n’y a que son coach de sport qui arrive à lui faire enfiler des baskets ! Toujours habillée avec beaucoup de style et très à la mode. Lorsque Charlie est là, tous les regards convergent vers elle. Elle y est habitué, aime cela et ne s’en cache pas. Son travaille lui va donc à merveille puisqu’elle est directrice de communication pour une grande marque de cosmétiques. Elle habite un duplex avenue Foch, a l’habitude de se déplacer dans un cabriolet de sport rouge. Elle ne fait jamais la cuisine faisant la plupart du temps appel à un traiteur ou bien elle se rend au restaurant. Elle n’a pas d’enfant mais est complètement gaga avec ceux de sa sœur qu’elle couvre de cadeaux exubérants à chaque fois qu’elle les voit. En un mot comme en cent, Charlie est quelqu’un que l’on aime ou que l’on déteste, mais qui ne laisse jamais personne indifférent. Moi je l’aime ! Enfin c’est mon amie, ma sœur, ma confidente et elle a été il y a longtemps aussi mon amante, une expérience jamais renouvelée, mais que je ne regrette pas.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 06:41

- Chantal et Sylvie étaient des amies et nous préparions avec Chantal une comédie musicale dans laquelle je danse et Chantal y tient le premier rôle. Sylvie ne fait pas partie de la troupe. Je connais Melle Labrousse depuis environ deux ans.

-« ….. »

- Et bien c’est simple, ce matin nous avions une répétition au théâtre et à midi, Sylvie nous a rejoint et nous avons décidé d’aller déjeuner à la Brasserie La Lorraine. Nous avons quitté le restaurant vers 14h00, nous remontions l’avenue de Wagram lorsque nous avons rencontré monsieur Vincent Georges. Nous avons commencé à discuter des répétitions, des sautes d’humeurs de notre metteur en scène et Chantal a alors attrapé Sylvie par le bras puis elles se sont éloignées. Nous les avons laissées filer et nous nous sommes arrêtés prendre une bière. Puis lorsque nous sommes arrivés au pied de l’immeuble de Chantal vous y étiez. Nous avons dû rester environ 1 heure au café.

Bon pas très intéressant tout ça. Rien de bien nouveau que je ne sache déjà dans tous les cas. Peut être est-ce différent avec Marc, mais pour savoir cela il faudrait que je puisse quitter ce bureau. Comme si mon vœu venait d’être entendu, la porte s’ouvre en grand, David se retourne, j’imagine qu’il y a quelqu’un à la porte mais comme je ne le vois pas et bien tant pis si je le traverse, d’ailleurs j’ai peut-être déjà traversé d’autres personnes depuis que je suis dans cet espace temps. Mais cette fois j’en ai conscience, alors j’y vais doucement essayant de voir si je ressens quelque chose ou si la personne que je vais traverser va ressentir quelque chose, bien que j’ai peu de chance de le savoir.

- Officier Martin, voulez-vous…

Tiens ce n’est pas la voix de David, ai-je entendu ce que disait l’homme à la porte au moment où j’étais dans lui ? Théorie à vérifier. Allez, je le traverse une seconde fois :

- …nous allons prendre le témoin avec….

Oui c’est bien ça j’entends ce que la personne dit quand je suis dans elle ! Un peu dérangeant comme idée. Bon je vais le traverser une troisième fois pour sortir et essayer de trouver Marc.

- Vous rendre sur les lieux… .

Je déambule dans le commissariat. Toutes les portes sont fermées et je commence à avoir une petite envie d’aller aux toilettes, comment vais-je régler ce problème ? Je cherche les toilettes mais bien entendu toutes les portes sont fermées, et si une s’ouvre cela voudra dire qu’il y a déjà quelqu’un…..cela va me couper toute envie c’est sûre. Après il y a la rue, après tout personne ne me voit, mais c’est gênant comme situation. Et tout d’un coup tout le côté logistique de ma situation me saute aux yeux et j’ai un vrai moment de panique. Dormir, manger, le temps qui passe et mes amis, ma famille, qui s’inquiète de ma disparition. Et moi quand vais-je retrouver ma vie ? Et cette envie qui devient de plus en plus pressante m’empêchant d’avoir les idées claires. La porte s’ouvre, tant pis pour la cohabitation j’y vais !

- Faudra que je pense à prendre du pain avant d’aller à la crèche,….

Tiens donc j’entends aussi les pensées à moins qu’elle ne parle à haute voix, enfin ça m’étonnerait quand même qu’elle parle à haute voix toute seule dans les toilettes ! Je décide de prolonger l’expérience, le temps de faire mon petit pissou mais même ensuite, devant le lavabo, il y a une glace mais ce n’est pas elle que je vois mais moi ! Bon ses pensées polluent les miennes et ne sont pas d’un grand intérêt. J’en reviens à mes préoccupations personnelles, car si cette situation perdure il va falloir que j’y pense sérieusement.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 07:16

Je reviens sur le pallier en espérant que l’alerte ait été donnée. Je sens comme des présences mais je ne vois n’y n’entends personne. C’est vraiment frustrant. Je descends les escaliers en espérant trouver la porte cochère ouverte. Oui j’ai de la chance au même moment quelqu’un doit être en train de rentrer car comme par magie elle s’ouvre à mon arrivée. J’entends une discussion :

-Mais que se passe-t-il ? Laissez-nous entrer, notre amie habite cet immeuble et nous devons l’y rejoindre.

Il s’agit des deux hommes qui accompagnaient Chantal et Sylvie au restaurant. Visiblement ils parlent à un policier.

- David Rochet, ami avec Chantal Labrousse, danseur de profession, j’habite au 18 rue Poncelet,

Et,

-Marc Tussot, ami également de Chantal Labrousse et de Sylvie Blegue, danseur également de profession, mon adresse 2 rue Cortot Paris 18ème. Peut-on savoir ce qu’il se passe ?

-« ….. »

Je n’entends pas la réponse,

- Bien si vous ne pouvez rien nous dire, laissez nous au moins voir nos amies.

-« …. »

- C’est impossible ! Et pourquoi cela, ont-elles fait quelque chose de mal ?

La porte de l’immeuble s’ouvre à nouveau et je vois sortir le corps de Chantal flottant dans l’air suivi de près par celui de Sylvie. J’imagine qu’ils ont été placés dans une housse et qu’ils sont portés sur un brancard par des agents. Je ne vois rien de tout cela mais je l’imagine. Puis je vois les corps s’éloigner rapidement dans ce que je suppose être des ambulances. Je pense qu’à ce moment là Marc et David commencent à comprendre la situation. Marc blêmit :

- Est-ce nos amies que vous venez de sortir de cet immeuble ?

-« …. »

-Comment cela, vous ne pouvez rien nous dire ?

-« …. »

- Oui, d’accord nous allons vous suivre au poste de police.

Ils se dirigent vers une camionnette de police. Pourquoi je la vois celle-là ? Sûrement est-ce un signe que je dois monter avec eux à l’arrière. Je vais essayer de m’y introduire. J’espère juste que je ne vais pas m’assoir sur quelqu’un car comme je ne vois que Marc et David, peut-être y-a-t-il d’autres personnes dans le fourgon.

-Tu as une idée de ce qui se passe ? Tu crois vraiment que les deux corps évacués tout à l’heure sont ceux de Chantal et Sylvie ?

- Je n’en ai aucune idée.

A ce moment là je me demande si Vincent est avec eux. Certainement car il y a un espace entre eux deux. Le fourgon démarre et le silence s’installe dans la cabine. On s’arrête au poste de police du 17ème rue Truffaut. Les portes s’ouvrent, Marc, David et certainement Vincent descendent. Ils sont emmenés séparément. Il faut que je choisisse qui suivre. Mon choix se porte sur David. Il est conduit dans un bureau au premier étage. Je le suis de près afin que l’on ne me ferme pas la porte au nez. David s’assoit et en face de lui j’imagine un officier. C’est frustrant de n’entendre que David répondre aux questions sans les entendre. Il donne dans un premier temps ses informations civiles puis décrit dans le détail sa journée. Je pense alors à sortir mon téléphone pour enregistrer la conversation afin ensuite peut-être de pouvoir la réécouter.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 23:01

II

J’ai perdu la notion du temps. Chantal et Sylvie sont allongées sur le pallier, baignant dans une marre de sang. Et rien ne se passe. Je prends alors la décision d’entrer dans l’appartement. Si je suis là à ce moment précis c’est qu’il doit bien y avoir une raison, peut-être trouverai-je des réponses à l’intérieur. En fait je suppose qu’il s’agit de l’appartement de Chantal car c’est elle qui avait les clefs.

Je me relève donc et franchit le seuil. Un petit couloir avec un porte manteau sur la droite et une console blanche meublent cet endroit. Sur le porte manteau il y a des chapeaux et des écharpes multicolores ainsi qu’une veste d’homme. Sur la console, des clefs, des pièces de monnaies, un papier plié en deux et une lampe en étain représentant une femme nue qui porte le globe, style Max le Verrier. Je veux attraper le papier plié pour voir ce qu’il y a d’écrit dessus. Mais comme avec Chantal, une force invisible m’empêche d’y toucher. Il semblerait que je ne peux en aucun cas chambouler le moindre détail du passé ! Je ne serai donc pas ce voyageur imprudent de Barjavel, l’histoire retient ses leçons. Deux portes se font faces, une ouverte qui donne sur une petite cuisine et l’autre est fermée. Par esprit de contradiction je veux bien sûr essayer la porte fermée mais l’accès m’y est une fois de plus interdit.

Je me tourne alors vers la cuisine. Waouh le choc ! Du papier orange avec de gros cercles marron est collé sur tous les murs, le plafond peint en jaune vif. Ça réveille ! Les meubles en formica sont oranges et au centre une table ronde, marron avec quatre chaises Tulipe blanches. Très kitch pour nous, très moderne pour l’époque ! Tout y est rangé, aucun reste de repas, d’assiettes sales, d’indices qui pourraient m’aider. D’ailleurs c’est étrange je suis certaine de voir l’appartement de Chantal tel qu’il est à cette époque et non tel qu’il est aujourd’hui. Il faudra que j’y repense si j’en ai l’occasion.

Je reprends ma visite de l’appartement. Encore une porte fermée sur ma droite puis le salon. Après la cuisine, je dois avouer que je m’attendais à un salon tout aussi moderne, or il est plutôt classique. Une vaste salle avec des murs blancs, un magnifique fauteuil Chesterfield en cuir marron et une table rectangulaire en bois. Au fond, il y a un buffet avec une multitude de cadres photos. Je m’approche et j’y découvre Chantal sous tous les angles! Je sors mon téléphone pour prendre en photo chaque cadre. Chantal a 12 ou 13 ans, elle est sur une plage avec d’autres enfants de son âge, elle murmure à l’oreille de son petit voisin un secret avec sa main devant sa bouche et ses yeux malicieux regardent le photographe. Sur une autre photo, elle a environ 18 ans. Elle est avec une femme plus âgée, sa maman peut-être. Elles sont aux pieds de la Tour Eiffel. Les photos sont toutes en noir et blanc, mais la blondeur de Chantal contraste avec les cheveux très foncés de l’autre femme, mais on voit très bien qu’elles ont toutes les deux de beaux yeux clairs. Elles sourient au photographe, dans une pose un peu figée. Il y a bien une vingtaine de cadres ainsi disposés sur le meuble.

Dans un coin une photo, non encadrée, est posée à coté d’un livre ouvert. Elle est en couleur, genre polaroid instantané. Il y a un bébé en layette rose, les yeux fermés. L’enfant doit avoir à peine quelques semaines. Sur la partie blanche sous la photo il y a d’écrit : Mon ange, pardonnes moi, d’une écriture d’où l’on ressent une grande détresse. Cette découverte me met mal à l’aise. Comme si je découvrais quelque chose de vraiment intime, de caché. D’ailleurs je m’aperçois que cette photo n’est pas à sa place, elle a glissé du livre. J’aimerais tant pouvoir prendre ce livre, l’examiner.

Sur le mur face au canapé, un grand tableau abstrait, où je vois des danseurs s’animer autour d’un feu, tableau très coloré, un original me semble-t-il. Je prends des photos de tout cet univers pour essayer ensuite de comprendre. Dans le fond de la pièce il y a deux portes mais elles sont fermées, je ne pourrais donc pas accéder au reste de l’appartement.

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 05:02

A vrai dire je les talonne pour ne pas perdre une miette de leur conversation car elles chuchotent presque. Heureusement que je leur suis invisible ! Je ne sais pas comment cela est possible, mais elles évitent toutes les personnes qui sont figées sur le trottoir tout en ne les voyant pas. D’ailleurs j’ignore complètement ce qu’elles voient de leur côté.

Chantal est visiblement toujours très amoureuse d’un certain Jean-Marc qui pourtant l’aurait fait souffrir alors que Sylvie, elle lui conseille de l’oublier dans les bras d’un certain Rocky. Sylvie, elle, semble être tombée sous le charme d’un Pierre dont Chantal en dit les pires horreurs. Qu’il n’est pas fréquentable, que c’est un voyou, qu’il n’est pas fait pour elle et il semblerait que Chantal ait dit ses quatre vérités à ce Pierre. Sylvie lui en veut un peu d’ailleurs pour ça mais en même temps elle lui avoue qu’elle a certainement raison. Oh lala ! Tout cela est bien compliqué et sans grand intérêt me semble-t-il. Alors pourquoi le destin me met-il dans cette situation ?

En fait, je suis en train de rêver et je vais me réveiller, rouge de honte à la terrasse de la Brasserie que tout le monde aura déserté. Je ne vois pas d’autre issue. J’essaie de me réveiller, je me fais un mantra « om mani padme hum » et je visualise très fort ma table à la brasserie... Mais non rien ne se passe, je suis toujours derrière ces deux jeunes femmes sorties d’un autre temps. Elles s’arrêtent devant la devanture d’un coiffeur et pointent du doigt le poster d’une magnifique créature. Tient, elles la connaissent ? Sylvie explose de rire et dit qu’elle la préfèrerait en rouge alors que Chantal la veut en vert. Je suppose qu’elles ne parlent pas du mannequin, ni même de sa coupe, mais plutôt d’une robe ou d’une jupe. J’en déduits donc qu’avant d’être un coiffeur de renom cette boutique était un magasin de vêtements.

Puis elles s’engagent sous une porte cochère, empruntent un escalier qui les mène au 3ème étage. Je décide de les suivre. Chantal sort des clefs de son sac, qu’elle introduit dans la serrure, mais la porte est déjà ouverte. Elle pousse la porte avec un air intriguée et Sylvie entre la première. Chantal hésite à entrer. Elle demande à Sylvie si tout va bien mais aucune réponse ne nous parvient. Elle s’avance sur le seuil de l’appartement. Qu’est ce que je fais, je rentre ? Quel est l’intérêt, si ce n’est de la curiosité pratiquement malsaine. En même temps, il faut l’avouer, je suis une grande curieuse.

J’en suis là de mes réflexions quand je vois Sylvie trébucher, tomber dans les bras de Chantal avec une tâche rouge dans le dos. Chantal hurle et titube à son tour, la même tâche au niveau de sa poitrine vient de se former. Mais je ne vois rien, pas de couteau, pas de coup de feu, je ne vois même personne ! Par contre… Oui j’entends ! J’entends des pas dans l’escalier et la lourde porte cochère se refermer juste après. Qu’est ce que je peux faire ? Je me penche sur Chantal mais je n’arrive pas à la toucher comme si une force invisible m’en empêchait.

- Le salaud, il m’avait pourtant juré que cela lui était égal, pourquoi ?....au secours…. au secours. Je pensais qu’il m’avait pardonné.

Mais déjà sa voix s’affaiblit.

-Sylvie… Sylvie s’il te plaît réponds moi… Mon Dieu que cela fait mal… Sylvie ? Au secours !

Je vois une larme couler sur sa joue. Je me sens démunie, impuissante, elle ne me voit pas, je ne peux pas la toucher, le téléphone portable ne passe pas et même si je descends dans la rue personne ne me verra, ne m’entendra ! Sylvie semble déjà morte, je ne vois plus sa poitrine se soulever. Quant à Chantal elle commence à s’étouffer certainement avec le sang qui emplit ses poumons.

- Sylvie réponds moi pour l’amour de Dieu, Oh pardon Sylvie tout cela est de ma faute, ne m’abandonne pas. Murmure-t-elle.

Je suis condamnée à espérer qu’un voisin de son époque passe par là. Alors je reste et je m’assoie à coté d’elles. Je vais leur parler même si elles ne m’entendent pas, peut-être que dans leur situation elles sentiront ma présence. Mais que leur dire ?

- Bonjour, je m’appelle Chloé, je viens d’une autre époque, et je ne peux malheureusement rien faire pour vous, car personne ne me voit ni ne m’entend, je suis si désolée. Je ne pense pas que vous m’entendiez mais si des fois c’était le cas, y-t-il quelque chose que je puisse faire ?

J’attends mais mes craintes sont confirmées elle n’a aucune conscience de ma présence. Je ne suis pas une fervente croyante, mais dans ces situations il y a des réflexes d’enfant qui vous reviennent. Je récite une prière pensant peut être que cela la soulagera ou lui viendra en aide.

-Je Vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous……et à l’heure de notre mort. Amen.

L’immeuble est désespérément vide.

La vie quitte Chantal doucement, inexorablement et une profonde détresse m’envahit.

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 01:46

Au point où j’en suis de cette situation rocambolesque, je décide de les suivre. J’attrape mon sac, laisse quelques euros sur la table pour mon repas inachevé, termine mon verre d’un coup rapide et tout en restant à quelques mètres du groupe je quitte le restaurant. En marchant je compose le numéro de téléphone de Charlie pour lui raconter mon aventure. Mais il semblerait que l’espace temps dans lequel je suis ne connaisse pas le téléphone portable car il ne se passe rien, pas de message m’indiquant que le numéro n’a pas d’abonné ou de message m’indiquant qu’il n’y a pas de réseau, il n’y a tout simplement rien. Bien, dans ce cas continuons à suivre notre joyeux quatuor qui ne semble pas troublé par l’étrange environnement dans lequel je me trouve moi même. D’ailleurs voilà qu’ils s’arrêtent avant de traverser le boulevard de Courcelles. Visiblement ils attendent que le feu passe au rouge. Pour moi, il est rouge depuis déjà quelque temps. Enfin ils s’engagent, se tenant par la main tout les quatre, les cheveux aux vents avec de grandes enjambées. Je traverse à mon tour contournant une voiture dans laquelle une petite fille pointe son doigt vers moi avec de grands yeux ouverts, mais elle aussi est figée, et si je regarde dans la direction de son doigt pointé il y a une femme tenant en laisse un Saint Bernard avec un tonneau autour du cou et c’est certainement ce que la petite fille voulait montrer à sa maman qui conduit.

Je reporte mon attention sur mes quatre uniques passants qui bougent à mes yeux et accélère afin de les rattraper. Ils tournent à droite sur l’avenue de Wagram. La jeune femme blonde s’arrête, se retourne et me regarde, ça y est enfin ils m’ont repéré. Mais son regard semble glisser sur moi, me traverser, me transpercer. Non ce n’est pas moi qu’elle regarde mais une autre personne que je ne vois pas. Les trois autres se retournent, sourient et interpellent un certain Vincent. Je ne vois pas Vincent, je n’entends pas Vincent mais je sais qu’il est là maintenant avec eux. Pourquoi je les vois eux et pas lui ? Pourquoi suis-je bloquée dans mon époque tout en ayant intégré la leur? Pourquoi ne me voient-ils pas ? Je me rapproche du groupe et j’écoute leur conversation. Ils sont cinq à parler mais je n’entends que quatre voix. Je comprends néanmoins ce dont ils parlent. Une répétition pour un spectacle qui devrait avoir lieu très prochainement. Une comédie musicale dans laquelle la jeune femme au rire cristallin y tient le rôle principal. Les trois hommes qui l’accompagnent sont, semble-t- il, des danseurs et l’autre jeune fille son amie. Je comprends qu’il y a Chantal au rire cristallin, Sylvie, l’amie, et les deux garçons se nomment Marc et David. Ils discutent de la répétition, du producteur qui semble tous les agacer. Il y a des tensions dans la troupe et Chantal, la vedette du spectacle, préfère rester en dehors de tout ça. Je la vois d’ailleurs prendre son amie par le bras et s’éloigner du groupe. Je décide de suivre les filles qui se dirigent vers la place de l’Etoile.

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 07:15

Bonjour,

J'ai décidé de vous faire partager ma création littéraire.

Voilà bientôt un an que j'ai reçu le mail de mon Petit Editeur m'informant qu'ils allaient publier mon livre. Ce jour là je n'y croyais pas! Environ dix mois après sa parution une soixantaine de livres ont été vendus, je suis contente.

L'idée c'est d'être lue et d'avoir des retours de vous, les lecteurs. Alors n'hésitez pas, partagez avec vos amis, partagez avec moi et si la lecture de 2 à 3 pages de temps en temps vous frustre vous pouvez toujours achetez le livre chez l'éditeur , chez Amazon , ou pour ceux qui sont sur Tahiti chez Odysée.

Bonne lecture à tous

I

Assise à la terrasse de la brasserie La Lorraine, place des Ternes, je suis bien en peine. Seule devant mon plateau de fruits de mer, j’attends. On pourrait penser que j’attends quelqu’un étant donné l’opulence du plateau qui se trouve devant moi, mais non, j’attends que l’inspiration me vienne. En général, j’ai mes crises d’écriture, comme je les appelle, que le ventre bien rempli ! Alors aux grands maux les grands remèdes je me suis décidée pour cette fameuse brasserie où l’on mange délicieusement bien ! Il fait beau, le marché aux fleurs est ouvert et rend le décor encore plus sympathique. Entre cette place colorée, animée, le décor qui m’entoure et le tourteau qui me murmure : « mange-moi ! » je devrais commencer à avoir un semblant d’inspiration ! Maintenant je m’aperçois que si elle vient je vais être bien en peine pour commencer à écrire sur ma tablette avec les doigts plein de jus de fruits de mer ! Quelle idiote je fais, il va falloir que je garde bien mon esprit ouvert si des fois l’inspiration venait le temps que je remplisse mon estomac! Attaquons donc ce crabe puisqu’il ne demande que cela. Un petit verre de vin blanc, sorti tout droit de la cave, fabuleux, juste bien frais comme je les aime. Vraiment ce repas de midi devrait m’aider à y voir plus clair.

 

Je viens de finir le tourteau, excellent par ailleurs, et j’attaque les bulots quand un nuage vient cacher le soleil au zénith ; un petit frisson me parcourt, je m’apprête à prendre une gorgée de vin quand, d’une table située derrière moi, surgit un rire féminin, cristallin, aérien. Le serveur pressé jusqu’à présent, semble suspendu au dessus du sol, un Paris-brest à la main. Ma voisine qui était plutôt bavarde me donne l’impression de gober une mouche, ou alors elle a avalé une arête? Sur le trottoir le voiturier sourit indéfiniment au gros monsieur à moustache qui lui tend ses clefs dans un mouvement arrêté. Et pourtant je sais qu’il n’est pas gay puisqu’il m’a déjà avoué que sa femme s’appelle Loraine comme la brasserie où il travaille. Un peu plus loin, sur la place d’en face, une jeune fille s’apprête à attraper un bouquet dans un bac à fleurs, mais en l’observant il semblerait qu’elle hésite bien longtemps. Que se passe-t-il ? On dirait que le temps s’est arrêté. Pourtant non, puisque j’entends toujours ce rire chantant derrière moi. Il faut que je me retourne, que je sache d’où il vient.

 

Une jeune femme, blonde est assise avec trois autres personnes et pour eux le temps ne semble pas s’être arrêté. Ils discutent et elle rit. Je me trouve très indiscrète ainsi retournée à les observer mais ils ne semblent pas s’en rendre compte. Ils ne prêtent pas non plus attention à l’étrangeté de la situation, comme si tout Paris s’était arrêté de vivre, de respirer. En les observant un peu mieux je m’aperçois qu’autre chose cloche : ils semblent tout droit sortis des années 70. Sont-ils déguisés ? En même temps cela ne ressemble pas aux déguisements que l’on trouve aujourd’hui dans les magasins spécialisés et qui rappellent ces années là. Il s’agit de leurs habits, dans lesquels ils semblent très à l’aise. Très colorés pour les deux femmes, une avec une mini jupe et de grandes bottes blanches et pour l’autre une combinaison « pattes d’eph ». Les deux hommes sont encore plus dans le ton avec tous les deux une grande barbe, une chemise bleu électrique pour le blond et une à fleurs pour le roux, cols à tarte et pantalon flanelle « pattes d’eph » également pour tous les deux.

 

Bon que se passe-t-il ? Ai-je passé un espace temporel ? Est-ce un coup du petit vin blanc ? Pour en avoir le cœur net je sens que je vais me mettre à crier. Oui mais si c’est juste le vin blanc le serveur risque d’en renverser son Paris-brest ! Je vais dans un premier temps me lever et me diriger vers leur table voir s’ils réagissent à ma présence.

 

Allez, je me lance, je pousse ma chaise, étends mes jambes, prends appui sur la table et d’un coup de rein je suis debout. Cela à l’air d’aller je n’ai pas la tête qui me tourne signe que je n’ai pas encore atteint ma limite en taux d’alcool. Rien ne bouge pour autant autour de moi. Je ne suis définitivement pas saoule ! Il se passe bien quelque chose. Peut-être devrais-je prendre des photos de cette situation avec mon I-Phone afin ensuite de pouvoir prouver aux médecins qui m’interrogeront lorsque l’on m’aura interné à Sainte Anne, que je n’ai pas rêvé et que cette situation existe bel et bien. Je sors donc de mon sac mon appareil et commence à photographier le serveur, le voiturier, la rue et puis je m’aperçois qu’une photo c’est statique, qu’elles ne prouveront donc rien. Alors je mets mon téléphone en mode caméra, je filme tout autour de moi les gens suspendus dans le temps et enfin je filme le groupe des quatre amis qui continuent de discuter comme si de rien n’était. Ils ne me voient pas c’est sûr. Je m’approche alors d’eux et c’est à ce moment qu’ils décident de se lever. Ils ont réglé leur note mais les billets sur la table ne sont pas des euros, ce sont des francs !

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 08:03
Bracelet façon Hipanema

Pour que Camille emmène avec elle un peu du bleu de notre lagon, je lui ai fait un bracelet façon Hipanema que l'on va appeler le bracelet Mahana.

Bracelet façon Hipanema
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 07:36
Paradoxe temporel

Durant cette année où je ne me suis pas beaucoup manifestée sur mon blog je n'ai pas pour autant chômé. J'ai accouché d'un bébé de 190 pages, 300 grammes et qui aujourd'hui a été édité par la société d'édition "Mon Petit Editeur". Il s'agit d'une intrigue qui se déroule à Paris et qui évolue sur deux époques distinctes. Les premiers retours que j'ai eu son plutôt élogieux et encourageants. Si vous souhaitez vous le procurez vous le trouverez sur le site Amazon : http://www.amazon.fr/Paradoxe-temporel-SEDEAU-C%C3%89CILE/dp/2342028830/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1437198501&sr=1-1&keywords=paradoxe+temporel ou pour ceux qui sont sur Tahiti il est chez Odyssey. N'hésitez pas à me laisser vos commentaires ou questions. Et pour information la couverture a été faite par Chad Poroi que je remercie chaleureusement.

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